L’Oeil – 1988

L’OEIL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’œil 1988

Regard sur une nuit de Noel fastueuse et romantique

Reportage Odette-Hélène Gasnier

Photographies Georges Fessy

Les couleurs chatoyantes prune et mordorée des panneaux de soie naturelle teintée et plissée à la main dans les ateliers de Charles et Patricia Lester (diffusion Galerie Eolia, Paris) mettent merveilleusement en valeur la malachite de ces trois couples sur pied, travail russe, dix-neuvième siècle (J.Kugel), auxquelles répondent les coupes en argent avec bague en malachite, le plat octogonal en argent et le centre de table en argent à pans coupés ornés de malachite et de lapis lazuli (Buccellati).

Harmonie d’or, de rouge et de bleu pour cette composition qui regroupe, de gauche à droite : un ensemble de coupes à décor, de fleur de lotus, Chine, époque Kang’Hi (1662-1722) (J.Kugel) ; un vase couvert, faisant partie d’une paire, en tôle laquée noire, décoré d’un bouquet de fleurs en or, Angleterre vers 1820 (La Galerie des Laques) ; et une lanterne, faisant également partie d’une paire, en émail cloisonné à décor d’entrelacs, dans un camaïeu turquoise et bleu outremer, la partie supérieure à perforations forme couvercle, Chine, première moitié du dix-neuvième siècle (La Galerie des Laques) ; délicatement présentée sur un coussin en panne de velours en soie teinte et frappée à l’or des ateliers Charles et Patricia Lester (Galerie Eolia, Paris), une importante boîte de forme ovoïde en laque du Japon (dix-huitième siècle) à fond noir et décorée d’arbustes fleuris avec des incrustations de nacre et d’argent, l’encadrement est en laque d’aventurine or et la terrasse sur laquelle repose cette boîte est en bronze, seconde moitié du dix-neuvième siècle (La Galerie des Laques). Au premier plan, deux coupes (datées 1792) en émail cloisonné, Chine, époque Kuian-Lung (1736-1796) (Eymery et Cie), et un pot-pourri en porcelaine de Meissen, à décor de fleurs et de feuillages en relief, bronzes dorés, époque Louis XV au « C » couronné (entre 1745 et 1749) (Daniel Duault).

Les joyaux les plus raffinés et les plus précieux se lovent au creux des plis de ces panneaux en soie naturelle (Galerie Eolia, Paris). De gauche à droite : clips « Nœud » en or jaune et diamants (Boucheron) ; boîte ovale en or et émail dont le médaillon représente des personnages, Paris 1775, maître orfèvre Michel René Bocher (Au Vieux Paris) ; boîte rectangulaire à cage en or, chaque face est ornée de miniatures signées Xavery, Paris 1767, maître orfèvre Jean Marie Tiron dit Tiron de Nanteuil, orfèvre bijoutier du Roy (Au Vieux Paris) ; broche « Chardon » à trois branches en or jaune, or rose et argent (Buccellati) ; boîte rectangulaire en or, nacre et émail, Paris 1750, maître orfèvre Paul Robert (Au Vieux Paris) ; broche « Papillon » dont le corps est formé par une perle baroque et les ailes par des brillants (Buccellati) ; de Buccellati également, une broche « Noisette » en or rouge, jaune et en argent ; boîte à cigarettes en deux ors à motif de vannerie (Boucheron) ; boîte ovale en or et émail à décor herborisé, Paris 1778, maître orfèvre Louis Joachin Colmet de Courty (Au Vieux Paris) ; clip « Nœud » à pavage de diamants (Boucheron) ; clip « Chouette » en or, brillants, brillants jonquilles, onyx et émeraudes (Van Cleef et Arpels) ; broche « Noisettes » en or rouge, jaune et argent (Buccellati) et trois feuilles clip en or et brillants (Van Cleef et Arpels).

Délicatement posés sur des coussins en panne de velours en soie teinte et frappée à l’or, atelier de Charles et Patricia Lester (Galerie Eolia, Paris), une collection de colliers de Sophie de Kinkelin (Galerie Naëlla de Monbrison) ; le coffret est en argent et vermeil, travail parisien 1819-1838 (Edouard de Sevin) et un tableau de fleurs dans un vase en bronze doré sur fond de paysage boisé par Pierre-Nicolas Huillot (1674-1751) (Daniel Duault).

Contraste du cristal et de l’argenterie sur fond de soie naturelle (Galerie Eolia Paris) : trois vases créés en 1988 par Marie-Claude Lalique. De gauche à droite, vase « Marrakech incolore » inspiré d’une palmeraie au Maroc ; vase « Tanega » dont le décor est formé d’une grande feuille d’un vert profond ; vase « Erimaki ». De part et d’autre jaillissent deux menaçantes têtes de lézard en cristal de couleur ambre (Lalique). Au premier plan, un ensemble d’objets de Puiforcat : un bout de table de 1930 à décor de filets avec des motifs en obsidienne ; une boite ronde de 1930, dont le couvercle est orné d’un motif de filets et d’un rouleau d’ivoire, et une coupe en argent et vermeil de 1937.

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